Les minima sociaux pourraient être revalorisés de plus de 2 % au 1er avril 2027, une hausse qui toucherait le RSA, l’Aspa et l’AAH d’après les projections de MoneyVox.
Chaque année, les prestations sociales sont réajustées pour suivre l’inflation. Le rendez-vous d’avril est celui qu’attendent les allocataires du RSA et de l’AAH. Pour 2027, la trajectoire des prix laisse entrevoir une hausse supérieure à 2 %.
MoneyVox, le site spécialisé dans l’argent au quotidien, a prolongé la courbe de l’inflation pour estimer la prochaine revalorisation. Le chiffre n’est pas encore acté dans un décret, mais le mécanisme est automatique et bien connu.
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Comment se calcule la revalorisation du 1er avril
La revalorisation des minima sociaux suit une règle mécanique : elle est indexée sur l’inflation. Le montant versé au 1er avril s’appuie sur la hausse des prix constatée sur les douze mois précédents, hors tabac.
C’est ce calcul qui conduit MoneyVox à projeter plus de 2 % pour avril 2027. L’inflation s’est stabilisée à un niveau qui maintient la trajectoire au-dessus de ce seuil. Le chiffre définitif dépendra de l’indice des prix des prochains mois.
La formule s’applique automatiquement, sans décision au cas par cas, et un décret officialise les nouveaux montants quelques semaines avant l’échéance.
Qui est concerné et pour quels montants
Trois allocations sont dans le viseur : le RSA (revenu de solidarité active), l’Aspa (allocation de solidarité aux personnes âgées) et l’AAH (allocation aux adultes handicapés).
L’AAH donne une idée de la pente. Depuis le 1er avril 2025, elle s’élève à 1 033,32 euros par mois pour une personne sans autres revenus, selon info.gouv.fr. Deux ans plus tôt, en avril 2023, le plafond était de 971,37 euros, soit déjà une hausse de 5,6 % sur un an, comme le rappelle l’Assemblée nationale.
Le RSA suit le même rythme de printemps. Et le rappel vaut pour toutes ces aides : une part importante des ayants droit ne les réclame pas. Environ 10 milliards d’euros d’aides sociales ne sont jamais versés chaque année, et près d’un éligible à l’Aspa sur deux ne la demande pas, selon les données reprises par aide-sociale.fr.
Ce qui reste à confirmer d’ici avril 2027
La hausse de plus de 2 % est une projection. Le montant exact sera connu quand l’inflation des prochains mois sera arrêtée et que le décret de revalorisation sera publié.
Les allocataires n’ont aucune démarche à faire : la revalorisation s’applique automatiquement sur les versements de la Caf ou de la MSA. Ce qui peut bouger d’ici là, c’est le niveau définitif de l’inflation, qui fera pencher le chiffre final au-dessus ou au-dessous de 2 %.
En attendant, un foyer qui touche l’une de ces allocations peut vérifier qu’il ne laisse pas de côté un complément auquel il a droit.
